Quelle attitude pendant la grève ?

Publié le par ecole sni1 owendo

La loi N° 18/92 du 18 mai 1993 fixant les conditions de constitution et le fonctionnement des organisations syndicales des agents de l'Etat régule la grève en ces termes :
'' L'exercice du droit de grève est qualifié comme tout arrêt collectif et concerté de travail, tout comportement collectif de nature à pertuber le fonctionnement normal d'un service, décidé pour défendre une revendication professionnelle.
Tout usage du droit de grève doit être précédé d'un préavis émanant d'une ou plusieurs organisations syndicales. Le préavis doit être remis huit (8) jours au moins avant le déclenchement de la grève à l'autorité administrative. Il fait état des revendications qui sont la cause du mouvement de grève projeté, fixe sa durée et désigne les agents délégués par leurs collègues pour les représenter dans les négociations à entreprendre.
L'autorité administrative les convoque dans les quarante huit (48) heures qui suivent le dépôt en vue de trouver une solution au conflit. Pendant toute la période du préavis; les agents concernés continuent à assurer normalement le fonctionnement de leur service.
En cas de non conciliation dans les huit (8) jours, un procès verbal est dressé séance tenante et transmis au Premier Ministre, Chef du Gouvernement qui désigne, en accord avec les parties, un médiateur.
Lorsqu'une grève est déclenchée un service minimum doit être mis en place par le ou les syndicats des agents de l'Etat concernés.
Toute grève déclenchée en violation des dispositions de la loi, est illégale.
Les agents en grève doivent respecter le principe de la liberté du travail. Il ne doivent en aucun cas empêcher l'accès aux lieux de travail des personnels non grévistes et de ceux chargés d'assurer le service minimum.
Les journées de grève ne sont pas rémunérées. Seuls sont versés aux agents en gève les prestations familiales, les suppléments pour charge de famille et l'aide au logement. Le service minimum est rénuméré dans les conditions normales.
La responsabilité de l'organisation ou des organisations syndicales, des membres des bureaux des syndicats ainsi que des grévistes est engagée en cas de débordement du mouvement. Ils répondent du ou des dommages causés aux personnes ou aux biens."

Depuis 1990 notre pays, le Gabon connaît de multiples situations de grèves quasiment incessantes. Force est de constater des grèves  se déclencher dans tous le deux secteurs d'activités professionnelles (public comme privé) de notre pays. 
Par conséquent, peut-on répondre à ces deux préoccupations :
- A qui profitent-elles, ces grèves, du moment où les revendications sont souvent dites et reconnues par tous légitimes et les négociations amorcées ?
- Qui paye le prix des retards accumulés, la grève fait des victimes, non comparables à celles de la guerre, mais des victimes pour ''les manques à gagner''. Ne dit-on pas que ce sont les innocents qui payent dans les deux cas de situations (grève ou guerre) ?

Chaque travailleur participe au développement socio-économique de notre pays. Le Gabon n'est pas un nation isolée, mais au contraire, il doit participer au concert des nations et non le subir, c'est dire nous avons le devoir d'offrir aux autres nations pour être compétitif.

Quelle attitude adopter en situation de grève ?

Loin de moi de donner des leçons à quiconque, mais de susciter des réactions positives pour notre pays, aussi bien que l'administration et l'administré ont des droits et des devoirs. Que chaque partie partage ses responsabilités.

GABON D'ABORD.

Jeannot ENGONE
Directeur de l'Ecole Publique Owendo SNI 1
Secrétaire général de la section nationale AFIDES GABON

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Publié dans éducation

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